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il diavolo nel giardino


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aux sources, épisode 160

Le vieil homme entendait du bruit, là, dans le fond de son foutoir qui faisait lieu de magasin. Il était à peine étonné de voir ces trois types, coiffés dans les règles, la mèche bien à droite comme l'exigeait la Cité, le pull jeté sur les épaules. Ils lui disent d'éteindre sa cigarette, il l'éteint. Oui, ce sont les seuls livres qu'il possède, il n'y en a pas d'autres. Son commis? Il ne sait pas, il est rentré chez lui il y a plus de deux mois, il ne l'a jamais revu et non, il ne l'a pas signalé.

Les trois agents renversent une étagère entière, les livres et les papiers volent dans tous les sens, un vitre éclate, une table se retourne... Le vieil homme a peur, mais il ne dira rien, il attend que cela se passe, ils ne devraient normalement pas trouver les autres livres, encore moins les cartes. Ils disent qu'ils ne le croient pas. Il hausse les épaules, il n'en sait pas plus. De toute façon, il y aurait un rapport disant qu'il n'a pas prévenu de la disparition d'un travailleur, à moins qu'il ne parle, déjà qu'il bénéficie d'un passe-droit pour vendre ses merdes inutiles. Un des types urine sur un roman de gare, un ramassis de conneries qui ne mérite pas mieux, pense le vieil homme. Le type sourit en pissant sans pudeur, exhibant une queue rabougrie, probablement un problème de ce côté-là, pense encore le vieil homme. Ils le menacent, le collent au mur, violemment, sans se soucier de son âge, il reçoit un coup derrière la tête, ils le déculottent... Ils lui disent de ne pas bouger, il se demande se qu'ils vont faire, s'ils pousseront l'horreur jusqu'à le violer, lui et ses septantes ans... Ces gars-là ne reculent devant rien. Il les entend se diriger vers sa cuisine, des pas sans l'escalier, il se demande s'il doit remonter son froc ou rester comme ça, comme un con, humilié au plus profond de lui. Les meubles volent à l'étage, qu'ils volent, il s'en tape, y a rien au-dessus, rien du tout.

Les trois gars rappliquent, il reçoit un coup sur ses fesses malingres... Ils feraient un rapport. Ils ne ferment pas la porte en partant.

Ecrit par weinmann, à 16:09 dans la rubrique "à travers l'orage".



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